Historique

HISTORIQUE

La Mure-Argens est constituée de deux communes « associées » depuis seulement le 1 er janvier 1974

Les communes de LA MURE et d’ARGENS seront réunies en une seule commune sous la forme d’une fusion comportant la création de la commune associée d’ARGENS

La nouvelle commune ainsi formée prendra le nom de LA MURE-ARGENS et aura son chef-lieu fixé dans l’ancienne commune de LA MURE.
L’ancienne commune d’ARGENS, érigée en commune associée , conservera son nom.

Elle bénéficiera de plein droit des dispositions prévues par l’article 9 de la loi du 16 juillet 1971 et à ce titre :

le Maire d’Argens deviendra Maire délégué de la commune associée d’Argens

La Mure

Située à 2 km de St André les Alpes, la Mure est implantée sur la rive gauche de l’Issole, à son confluent avec le Verdon où la vallée s’élargit sur de vastes espaces verdoyants. Dans un environnement de montagnes apaisant, la Mure possède un bâti d’une unité architecturale remarquable. Baptisée par les moines de Saint-Victor de Marseille, qui y fondèrent une abbaye au XIè siècle, la Mure tiendrait son nom du mot « moracius », signifiant  » noix à coque dure ». Le village, qui comptait 250 habitants en 1278, dépendait de la Baronnie de Moriez. Il fut détruit par Raymond de Turenne en 1389, et reconstruit au même emplacement. Propriété des Comtes de Provence en 1480, la Mure fut ensuite rattachée à la famille de Bourguignon-Busson.

Jusqu’au siècle dernier, la Mure connut une importante activité économique et une certaine renommée pour la fabrique de drap et son artisanat de sonnailles à troupeaux. Ces activités ont totalement disparu aujourd’hui.

Lieux et monuments

Le village actuel de La Mure semble dater essentiellement des XVIIIe et XIXe siècles. Une rue principale traverse le village, marquée à ses deux extrémités, comme tous les villages de la vallée, par une chapelle, dédiée à St Joseph, et une croix qui symbolisent l’entrée dans le bourg et le placent sous protection divine. Le long de cette Grand Rue s’étendent les maisons nobles du village, remarquables par leur hauteur, leurs baies parfois cintrées, leurs linteaux historiés. L’une de ces maisons, au centre de la rue, est dite « le château » . Les autres rues, parallèles à l’axe principal, portent le nom de rue du mois d’Août et rue du Milieu. La communication entre ces axes est assurée par de typiques calades en escaliers.

L’église paroissiale, sous le vocable de Notre Dame de Vauvert, est située à l’extrémité du village. Son linteau daté de 1700 semble indiquer la date de la construction. Elle adopte un plan à une nef terminée par un chevet plat, sur laquelle s’ouvrent deux chapelles latérales plus basses qui font s’apparenter la forme générale à un plan centré en croix grecque. L’actuelle place qui s’ouvre devant l’église a été créée au XXe siècle sur l’emplacement primitif du cimetière. La ferme adjacente, dite « clastre », est rapprochée de l’origine religieuse de la seigneurie du village. La proximité avec l’église paroissiale indique peut-être l’emplacement primitif d’un prieuré à cette extrémité du village.

La chapelle St Joseph, à l’autre extrémité du village, est le but d’une procession une fois l’an pour la fête patronale du 15 août.

Un passé industriel

L’hiver, les habitants de La Mure filaient chez eux la laine de leurs moutons.

Dès 1811, une première fabrique fonctionne avec deux ouvriers. Puis en 1835, Adrien Pascal, fondateur du canal du Verdon, crée au bord de l’Issole une fabrique de draps de laine qui en utilise la force motrice. Quatre-vingt-quatre ouvriers y sont employés en 1857.

Lui succède une minoterie fondée en 1902 par Achille Dol qui fournit en farine les boulangeries des environs et jusqu’à la Côte d’Azur.

En 1949 est aussi créée une fabrique de pâtes.

Conserves d’escargots, champignons, confitures, sortent de la Limacière jusqu’en 1966. Les scieries transforment les bois locaux en emballages, expédiés sur la Côte.

 

Le ‘Train des Pignes dessert La Mure et achemine voyageurs, matières premières et produits finis entre Nice et Digne dès le début du XXème siècle.
La montagne de Maurel

Entre Issole et Verdon, la montagne de Maurel occupe l’essentiel de l’espace communal. Elle est cédée en 1050 par Adalbert de Castellane à l’abbaye St Victor de Marseille et, dès 1375, Jacques de Vauclause, coseigneur de La Mure, y fait acheminer les troupeaux de Basse Provence, première manifestation de la grande transhumance.

Le pastoralisme intensif pratiqué par les villageois favorise l’érosion des sols. Dès la fin du XXème siècle, de vastes surfaces seront acquises par l’Etat et reboisées pour en fixer le sol.

Argens

Le village d’Argens, l’un des plus anciens de Haute Provence, est niché à 1350 mètres d’altitude entre la montagne de Maurel et celle de Cordoeil ; à 13 km au nord de St André les Alpes, 29 km de Castellane et 51 km de Digne ; on y accède par une petite route qui grimpe sur 4 km 500 à partir de la rive du Verdon.
Le village fut détruit par les Wisigoths vers l’an 588 et reconstruit sur son emplacement actuel. Bien campé sur son éperon rocheux, il était également protégé au nord par des remparts qui ont totalement disparu Vers 1940, des vestiges des soubassements de ces remparts étaient encore visibles dans le haut d’Argens ; ils ont été progressivement enfouis sous des déblais

En 1664 le Seigneur De Surle décida la construction de la nouvelle église et chaque habitant, comme les fourmis d’une fourmilière, concoururent à sa construction. Mais faute de moyens, la toiture ne fut achevée qu’en 1686 soit 22 ans plus tard. Par testament de 1702, le Seigneur De Surle légua à la communauté d’Argens un capital de 500 livres  » dont les intérêts devraient être employés à marier de pauvres filles et à défaut être distribués aux plus pauvres habitants après l’avis et agrément « du sieur vicaire et des consuls ».
Les habitants d’Argens sont appelés quelquefois Argensois ou bien Argentais et plus souvent Argentins.

Du bleu des lavandes

Le souvenir du bleu des lavandes de La Mure ou d’Argens est largement ancré dans les mémoires. Elles y étaient cultivées, cueillies et, jusque vers 1965, leur distillation rythmait la vie et les rues de La Mure.

« Bleu d’Argens » renoue avec cette tradition en distillant la lavande fine produite sur place et en œuvrant à la promotion de ses vertus

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